SOCIÉTÉ  HISTORIQUE DE SOISSONS

Association reconnue d’intérêt général à caractère culturel.
Société fondée en 1847. Succède à l’Académie de Soissons, fondée en 1650.

La société embrasse dans ses travaux le Soissonnais, le département de l’Aisne et les régions environnantes. Elle en étudie notamment l’histoire, le patrimoine et les paysages sous tous leurs aspects. Elle veille à leur sauvegarde et à leur
valorisation

Les statuts

Les statuts

SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE SOISSONS

Association culturelle fondée en 1847. Déclarée le 12 décembre 1906 (Journal Officiel du 23 décembre 1906, page 8524). Reconnue d’intérêt général par la Direction des Services fiscaux de l’Aisne le 25 septembre 1996. n° SIRET: 409 375 524 00017 Statuts modifiés par l’assemblée générale du 21 janvier 1973 conformément au décret du 13 juin 1966; modifiés et complétés d’un règlement intérieur par l’assemblée générale du 19 janvier 1997; modifiés par les assemblées générales des 25 janvier 1998 (art. III) et 25 janvier 2004 (art. 1er& XXV des statuts et 2 du règlement intérieur). 14 février 2016 (art. IV), du 17 février 2019 (art. I) et du 20 février 2021.

L'association

L'association

SOCIÉTÉ HISTORIQUE DE SOISSONS

Association reconnue d’intérêt général à caractère culturel.
1847. Succède à l’Académie de Soissons, fondée en 1650.
Président : Denis Rolland (depuis 1998)
Adresse : 4, rue de la Congrégation 02200 SOISSONS
Téléphone : 03 23 59 32 36
Permanence : Le samedi de 16 h à 18 h, mais possibilité de demander un rendez-vous en semaine.
Adhérents : 200
Adhésion : 27€ (Bulletin pour adhérer). L’adhésion en ligne permet de participer aux activités et comprend le bulletin de liaison trimestriel.

Inscription :

  • télécharger le bulletin d’inscription ici : bulletin inscription
  • envoyer un courrier mentionnant : nom et prénom, adresse, profession, téléphone, email et joindre chèque de cotisation

Activités :

  • une conférence mensuelle (octobre à mars), ouverte au public
  • une sortie/visite à caractère historique en mai et une en juin
  • un dîner-conférence en novembre ou décembre – Réservation en ligne
  • assemblée générale en février
  • accès facilité aux archives et à la bibliothèque

Publications :

  • Un bulletin de liaison semestriel (programme des réunions, visites, réceptions, résumé des activités du trimestre écoulé, informations diverses, accessibles en ligne ici : Bulletins
  • Les Mémoires, recueil d’articles de fonds de 300 pages environ publiés depuis 1847. Accessibles en ligne ici:
  •  Mémoires

Reproductions de documents:

  • Les adhérents à jour de leur adhésion peuvent obtenir gratuitement des copies numériques de nos archives ou pages de livres dans la limite de 10 pages A4 par mois.
  • Les non adhérents peuvent obtenir des copies numériques pour le prix de 5€ plus 1€ par page A4.
Découvrez les locaux
de la Société Historique de Soissons
grâce à la visite 360°
Le bureau

Le bureau

PRÉSIDENT
Denis ROLLAND

Vice-présidents
Michel BULTOT ; Nadia MARTIN

TRÉSORIÈRE
Colette FOURREAUX

SECRÉTAIRE
Michèle ROBINET

SUIVI DES RECHERCHES
Michèle ROBINET

MEMBRES DU BUREAU
Eric BOUTIGNY ; Pascale JACQUES ; Georges LECAMP ; Marie Annick LEFEVRE ; Camille VECTEN

Les présidents

Les présidents

LES PRÉSIDENTS DE LA SOCIÉTÉ HISTORIQUE DEPUIS LES ORIGINES

Jules Henri Le Clercq de la Prairie Président de 1847 à 1866 et de 1871 à 1883

Né à Nesles (80) le 2 mai 1803, décédé à Soissons le 28 octobre 1893.

Il est venu à Soissons avec ses parents en 1818. Il avait des goûts très artistiques et joignait une aptitude particulière pour la musique. Il était de première force au jeu de paume, il fut pendant de longues années président de la société qui contribua à la restauration de ce jeu. Son goût pour l’archéologie se fit sentir de bonne heure et fut merveilleusement servi par les circonstances : vers 1830, les travaux de reconstruction des fortifications de Soissons amenèrent à la découverte de nombreux fragments antiques. A partir de cette date, M. de la Prairie devint archéologue.

En 1846, il fonde, avec quelques membres du Comité d’archéologie, la Société historique et archéologique de Soissons et en est élu président lors de la première séance le 1er janvier 1847. Il devient le principal rédacteur des bulletins dont on publiait alors un volume chaque année. Son érudition s’étendait sur tous les sujets. Pour permettre aux sociétaires d’étudier sur place les monuments épars dans la contrée, il pensa à organiser une excursion chaque année. Pendant près de quarante ans, M. de la Prairie, placé dès le début à la tête de la Société, y tint une place considérable et ses très nombreux travaux restent « comme un impérissable monument destiné à perpétuer la mémoire de son auteur ». (propriétaire de la maison Noël, 18 rue Richebourg).
M. de la Prairie était correspondant du Ministère pour les monuments historiques et membre de la Société d’archéologie de France. La générosité de M. de la Prairie était à la hauteur de son savoir. Après la guerre de 1870, il mit à la disposition de M. Ouradou, architecte, une somme de 3 000 F pour être employée à la restauration des flèches de Saint-Jean-des-Vignes, menacées dans leur solidité. M. de la Prairie est intervenu pour recommander :

  • la conservation de la maison de bois de la rue Saint-Christophe au n° 47 (en 1842)
  • la conservation des restes du Théâtre romain de Soissons

Profession indiquée dans l’acte de décès : propriétaire.

Il était célibataire.

Biographie de A. Michaux avec portrait 3e série n° 3 p. 120.

Charles Jean Baptiste Périn Président de 1867 à 1870

Né à Laon (02) le 24 novembre 1819, décédé à Soissons le 23 juillet 1882. Fils d’un ancien maire de Soissons.

Il vint fort jeune à Soissons où ses parents se fixèrent. Ses études classiques achevées, il fit son droit à Paris. Ses grades obtenus, M. Périn fut nommé en 1845 au Tribunal de Clermont (60), un siège de juge suppléant qu’il quitta bientôt pour occuper les mêmes fonctions à Soissons où il devint juge titulaire en 1857. De bonne heure, M. Périn choisit d’apporter le concours dévoué de ses connaissances variées et de son zèle pour la chose publique. Il chercha donc en dehors de ses fonctions une occupation de nature à utiliser ses loisirs : il la rencontra dans l’étude de notre histoire locale à laquelle il a élevé un véritable monument par ses patientes recherches bibliographiques. Il fit imprimer à ses frais un catalogue en trois volumes « Recherches bibliographiques sur le département de l’Aisne ».

Par testament en date du 10 avril 1882, il fit don à la ville de Soissons de tout ce qui dans sa bibliothèque compose sa collection sur le département de l’Aisne.

Membre du Conseil municipal et du Conseil d’arrondissement.

Il demeurait rue de l’Echelle du Temple.

Notice par Fossé d’Arcosse et portrait bulletin 2e série n° 15, p. 37

Etienne Choron Président de 1884 à 1890

Né à Puiseux (02) le 18 mai 1811, décédé le 26 avril 1891.

Son père était garde-forestier à la Maison-Neuve. M. Choron termina ses études au collège de Soissons et alla faire son droit à Paris. En 1841, il reprit l’étude de Me Plocq, avoué à Soissons. En 1848, il est membre du Conseil municipal de Soissons ; en 1877, il est élu député de l’arrondissement et l’année suivante, maire de Soissons.

Entré en 1859 dans la Société historique, il donna à notre bulletin, dès 1861, la première partie d’un travail biographique sur Louis d’Héricourt., avocat distingué, né à Soissons. Il entreprit ensuite un grand travail intitulé « Recherches sur l’instruction primaire dans le Soissonnais », fruit de longues et patientes recherches. Les travaux de M. Choron publiés dans les bulletins de la Société sont nombreux.

En 1883, M. de la Prairie ayant démissionné en raison de son âge, M. Choron fut élu président et ce titre lui fut renouvelé chaque année jusqu’en 1890.

Il était domicilié 7 rue des Minimes.

Notice par A. Michaux avec portrait 3e série n° 3 p. 50

Joseph Hippolyte Edgard de Barral Président de 1891 à 1900

Né à Bourges le 14 octobre 1832, décédé à Vichy le 19 août 1904.

D’une vieille famille de la noblesse dauphinoise, auditeur au Conseil d’Etat, successivement Sous-Préfet de Marvejols et d’Issoire, il est nommé sous-préfet à Soissons en 1863. En 1870, il démissionne et vient habiter une maison 22 Grand-Place, que les parents de sa femme, une famille de notaires soissonnais, ont achetée en 1867. Fixé à Soissons, plusieurs années après, de Barral fait partie du Conseil municipal.

Il adhère à la Société historique en 1879 et, en 1891, Monsieur Choron ayant démissionné, il en devient le président.

Il apporte, dans les études faites en commun et dans les discussions techniques, le savoir, le jugement, la courtoisie qui caractérisaient tous ses actes. Il sut à une certaine époque tirer la Société de difficultés sérieuses. Aussi, lorsqu’en 1901, en raison de ses déplacements plus fréquents, il crut devoir se démettre de la charge de président, ses collègues tinrent à lui témoigner leurs unanimes regrets et à lui exprimer leur vive reconnaissance. De Barral : « Pendant la durée de ma présidence, votre bulletin s’est enrichi d’importants travaux qui ont ainsi continué les traditions dont nous sommes justement fiers. De plus, nous avons fêté avec éclat le cinquantenaire de notre laborieuse société. Ce sont là, pour moi, de précieux souvenirs qu’obscurcissent hélas les pertes irréparables faites par la Société pendant cette période ».

Discours 3e série n° 11, p. 8, Matot-Braine 1905, p. 428.
Dossier généalogie B. Ancien.
Discours de Lecer à ses obsèques 3e série n° 12, p. 312 avec portrait.

Charles Adolphe Lecer Président de 1900 à 1915

Né à Soissons le 24 septembre 1839, décédé à Versailles le 21 décembre 1915.

Né à Soissons, il y passa toute son enfance et y fit ses premières études. Reçu bachelier es sciences en 1857, il s’engagea en 1859 au 85e RI à Lyon et y continua ses études. En 1861, il était reçu à Saint Cyr. Lieutenant-colonel en 1892, il fut mis à la retraite en 1897 et rentra dans sa ville natale.

Il fut à plusieurs reprises élu conseiller municipal et, en 1903, il remplaça à la présidence de notre société M. Plateau démissionnaire. Il s’attacha naturellement de préférence aux questions militaires (biographie du général Deflandre, les fortifications de Soissons en 1814), mais on trouve dans les bulletins des travaux dont il est l’auteur traitant de divers sujets.

Bulletin 4e série n° 1, p. 1 avec portrait – 3e série n° 12, p. 9

Roger Firino Président de 1920 à 1926

Né à Paris le 23 septembre 1854, décédé à Fontenoy le 28 juillet 1926.

Ses ancêtres étaient d’origine italienne ; par son ascendance maternelle, il se rattachait à la famille Martell, originaire de Jersey.

Il fit ses études à Paris. En 1883, il épouse Melle de Rivocet qui lui apporta en mariage la terre et le château de Fontenoy. Il établit alors sa résidence à Fontenoy et décide de se consacrer aux affaires publiques. Il est maire de Fontenoy en 1884, conseiller général du canton de Vic en 1892 et député en 1893. Il s’adonne aussi à l’histoire locale et devient membre de la Société historique en 1886.

En 1920, il en accepte la présidence et se consacre à son relèvement. Il constitua le dossier de dommages de guerre et sut en mener à bonne fin le règlement. Il se révèle historien de mérite et étudie plus particulièrement les guerres de la Révolution et de l’Empire. Une partie de ses travaux est consacrée à la commune de Fontenoy, à la ville de Soissons, à son histoire, à ses administrateurs, aux personnages qui y sont nés ou qui y ont joué un rôle important.

Il a par son travail intéressant enrichi nos publications d’un grand nombre d’études du plus haut intérêt. Il a aussi, pendant toute sa vie, enrichi sa bibliothèque en éditions estimées.

Notice par Stanislas Leloutre avec portrait, 4e série n°2, p. 251

Edmond Descambres Président de 1927 à 1931

Décédé à Soissons le 6 juin 1949.

Ancien avoué, domicilié 23 boulevard Jeanne d’Arc, membre du conseil municipal de Soissons.

Le président Firino étant décédé le 28 juillet 1926, il est décidé qu’il ne sera pas remplacé avant les élections statutaires.

C’est donc le vice-président, Edmond Descambres, qui préside les séances.

Il sera élu à la présidence le 13 janvier 1927.

André Fossé d’Arcosse Président de 1932 à 1945

Né à Soissons le 29 octobre 1867, décédé à Villers-Cotterêts le 8 décembre 1946.

Emilien Fossé d’Arcosse reprit en 1836 l’imprimerie Bourbier, rue des Rats à Soissons, qu’il installa ensuite rue Saint-Antoine. Il transforma la simple feuille d’annonces de M. Barbier en un journal politique et littéraire : l’Argus Soissonnais, dont il assura la direction jusqu’en 1874. De 1874 à 1899, c’est son fils René qui fut directeur-propriétaire de ce journal qu’il céda alors à André, son fils.

André Fossé d’Arcosse, né à Soissons, fait la plus grande partie de ses études classiques au collège de cette ville et les termine à Paris où il commence à s’occuper de journalisme.

En 1887, il est attaché à la rédaction de l’Argus ; en 1889, il devient rédacteur et, dix ans plus tard, il succède à son père à la direction.

En janvier 1932, M. Descambres ne se représentant pas, M. André d’Arcosse est élu président de la société historique.

Bulletin 2e série, T 19, 1888. Armorial du 20e siècle, 25 mars 1904, avec portrait.
Généalogie de Bernard Ancien.

Henry Luguet Président de 1946 à 1962

Né à Paris le 8 novembre 1893, décédé à Soissons le 9 juin 1969.

Il a exercé la profession de métreur vérificateur. Il a habité 25 rue du Général Pille à Soissons. Il adhère à la Société historique en 1922 et en devient le bibliothécaire en 1930. A ce titre, il entreprend le classement des archives dont il dresse un inventaire qui est publié en 1934. Sa nomination comme officier d’Académie lui vaut un éloge du Président Fossé d’Arcosse dans la séance du jeudi 4 mars 1937.

En 1946, il devient le Président de la Société. On lui doit une forte contribution à l’histoire locale et notamment les ouvrages suivants, fruits de sa passion pour les fouilles et pour les recherches :

  • Essai historique sur Vierzy
  • Le Soissonnais historique et touristique
  • Histoire de Mortefontaine, Pouy, Vaubéron, Roy Saint-Nicolas
  • La Culture du mûrier et du pastel dans le Soissonnais au XVIIIe et XIXe.

Il est mort à Soissons le 9 juin 1969.
Il a laissé un fonds d’archives important dont la plus grande partie peut être consultée aux Archives Départementales.

Bernard Ancien Président de 1962 à 1983

Né à Soissons le 4 mai 1906, décédé à Soissons le 3 février 1987.

Par ses racines soissonnaises, ses dons naturels, sa passion de chercheur, Bernard Ancien a profondément marqué la Société archéologique et historique de Soissons. Il y entra en 1938, en assura le secrétariat de 1949 à 1962, date à laquelle il accéda à la présidence jusqu’en 1984. Il a joué avec un art consommé des différentes palettes de l’histoire locale : architecture, archéologie, histoire proprement dite. Les sorties qu’il dirigeait dans la campagne soissonnaise restent un modèle du genre. Facilement disert, ouvert, il donna à l’histoire anecdotique et événementielle ses lettres de noblesse. Les articles qu’il consacra à l’histoire de son cher soissonnais ont jalonné sa vie comme autant de bornes de la connaissance.

On lui doit quelques ouvrages :

  • Soissons (édition Colmar)
  • Soissons gallo-romain (Musée de Soissons)
  • Abbaye Saint-Jean-des-Vignes
  • La vallée de la Crise et Septmonts.

Bernard Ancien a vu ses talents et son travail récompensés par de nombreuses distinctions : il était notamment officier des Palmes académiques et chevalier dans l’ordre des Arts et des Lettres. Dans l’éloge funèbre qu’elle écrivit, Madame Geneviève Cordonnier disait de lui « vivant comme un ascète, le seul amour de sa vie, c’était l’histoire de AUGUSTA SUESSIONUM au cours de siècles ».

Ses publications relativement modestes n’ont pas été à la hauteur des nombreuses recherches qu’il a entreprises et qui constituent un fond d’archive important conservé à la mairie de Soissons.

Ce fond contient des dossiers de notes, croquis, archives de presse, concernant les villages du Soissonnais, les principaux monuments, les rues de Soissons, les familles de notables, etc. Cet ensemble représente environ 70 liasses et il faut ajouter plus de 1 100 ouvrages et brochures diverses concernant l’histoire, l’architecture, l’archéologie régionale et nationale.

Geneviève Cordonnier Présidente de 1984 à 1988

Née à Bondy (93) le 19 février 1921.

Parisienne, elle se prit d’un grand amour pour le Soissonnais où elle a longtemps tenus « La Maison de la Presse », rue du Commerce à Soissons.

Elle s’inscrivit à la Société historique en janvier 1965. Elle en devint la secrétaire-bibliothécaire puis accéda à la présidence en 1984 pour éviter la dissolution de la Société à la suite de la démission de Bernard Ancien.

Sous son impulsion, la Société connut un grand rayonnement.
Infatigable, elle s’investit dans de nombreuses activités : visites guidées pour l’Education nationale, exposés, articles réguliers pendant deux ans dans l’Aisne Nouvelle sur les rues de Soissons ; contes et anecdotes ; étude sur les marques de tâcherons ; les cimetières de hôtel-Dieu ; les abords et quartiers de Saint-Jean-des-Vignes.
Son livre « Soissons, son histoire illustrée à travers ses rues, places, monuments et ses habitants » fait autorité.

Denis Defente Président de 1989 à 1990

Né à Soissons le 16 novembre 1950.

Issu d’une famille implantée à Soissons et dans le Soissonnais depuis plusieurs siècles, Denis Defente est né le 16 novembre 1950. Il quitte Soissons à l’âge de six semaines pour passer son enfance dans les Ardennes et faire ensuite ses études secondaires à Reims, puis ses études universitaires à Paris. Il revient à Soissons en 1977 pour réaliser une première fouille, avec le Centre d’Études des Peintures Murales Romaines, dans la maison familiale à Soissons. Il s’y fixe à partir de 1981, date à laquelle il est nommé archéologue municipal.

Denis Defente succède à Jacques Depouilly à la tête de cet établissement en 1989. Il quitte ce poste le 1er janvier 1998 pour prendre la direction de la conservation des musées au Conseil Général de l’Aisne. Des notices et différents articles dans les bulletins de la Société historique et archéologique de Soissons, ainsi que dans la Revue Archéologique de Picardie témoignent de son activité archéologique locale.

Ses recherches sur l’ancienne abbaye Saint-Médard de Soissons ainsi que sur la peinture murale antique à Soissons et en Picardie, présentées dans le cadre de colloques nationaux et internationaux, sont publiées.
Deux ouvrages :

  • Histoire de Soissons et des villages du Soissonnais, des gallo-romains à l’an mil , en collaboration avec Ghislain Brunel (1986, 3e rééd 1992) et
  • Saint-Médard, trésors d’une abbaye royale, publié sous sa direction (1997)

complètent sa bibliographie.

Enfin, il assure la nécessaire adaptation de l’association au nouveau contexte lié au départ anticipé de Geneviève Cordonnier.

Robert Attal Président de 1991 à 1997

Né à Constantine (Algérie) le 8 avril 1926.

Robert Attal est arrivé à Soissons en 1962, venant de Constantine (en Algérie) où il est né le 8 avril 1926. Professeur d’histoire, il a enseigné dans divers établissements de Soissons, notamment à l’École EDF et au collège Lamartine où il a pris sa retraite.

En 1968, il a soutenu un mémoire de maîtrise devant la Faculté des lettres de Reims, intitulé « l’immigration étrangère dans le soissonnais de 1918 à 1968 ». Il a publié en outre plusieurs articles et ouvrages sur notre ville et en particulier :

  • Le Soissonnais dans tous ses états (1789-1799)
  • Ambleny, le temps d’une guerre (1914-1918) en collaboration avec M. Denis Rolland.

Il a succédé à M. Defente comme président de la Société en 1990.

Depuis son arrivée, et sous son impulsion, la Société a poursuivi des efforts d’ouverture vers l’extérieur. L’inventaire du fonds Saint Marc-Girardin a été mené à son terme.
Ses compétences d’historien et de pédagogue l’ont amené à préconiser l’élargissement du champ de réflexion des chercheurs et des curieux en franchissant les limites, dans le temps et dans l’espace, de l’histoire locale, et il a eu le souci constant de permettre aux jeunes d’avoir accès aux documents souvent rares et précieux de notre bibliothèque.

Denis Rolland Président de 1998 à 2020 et depuis 2021

Denis Rolland est né à Ambleny en 1943. Dès l’âge de 19 ans il s’est intéressé à la généalogie puis à l’archéologie, à l’histoire régionale et à l’architecture ancienne. Ses études supérieures ont abouti à l’obtention d’un diplôme d’ingénieur ETP et une carrière dans le BTP.
Il a publié de nombreuses études d’histoire locale et d’architecture dans différentes revues, notamment :

  • Le donjon d’Ambleny et ses seigneurs (1976).
  •  Le château et les châtelains de Vic-sur-Aisne (1980).
  •  Un bateau nommé la tour d’Ambleny (1991).
  •  Le château de Vierzy (1993).
  •  Journal d’un combattant de l’an II (1996).
  •  Construction et reconstruction de l’église d’Ambleny (2002).
  •  Les vingt ponts de Soissons (2006).
  • Quelques manoirs du Soissonnais (2013).
  • La justice militaire en 1914-15 : le cas de la 6e armée (1996).
  • La question des pertes sur le Chemin des Dames (2010).
  • En finir avec le chemin des Dames, la commission Brugère (2010).
  • Le château de Pernant (1999).
  • Les origines du château de Blérancourt (2008).
  • Mémoires de Thérèse Danré (2002).
  • Les trois manoirs de Largny-sur-Automne (2013).
  • Un ciel allemand ? Révolte à Vendresse. Le suicide aux armées en 14-18 (2005).
  • Les fusillés de Chacrise (2004).
  • Les Russes sur le Chemin des Dames (2003).
  • L’archéologie 14-18 (2008).
  • Fusillés de l’Oise, fusillés dans l’Oise (2008).
  • L’homme qui agitait son mouchoir (2013).
  • L’affaire Chassaigne (2014).

Il a aussi publié plusieurs livres, notamment :

  • La maison rurale en Soissonnais. Créer 1990.
  • Architectures rurales de Picardie : le Soissonnais, Créer 1999.
  • La grève des tranchées, les mutineries de 1917, Imago 2005.
  • Nivelle, l’inconnu du Chemin des Dames, Imago 2012.
  • Mumm une incroyable histoire, Pythagore 2019.

En 2000 et 2001 il a participé à une mission en Mongolie à la recherche des empereurs de la dynastie des Xsurnu.

Il a organisé et participé à de nombreux colloques sur la guerre de 14-18.

Sous son impulsion la société historique a publié de nombreuses études régionales.

Le fonctionnement de la société historique s’est adapté à notre époque avec des 1999 la création d’un site internet. L’informatisation de la société a été développée avec l’acquisition de matériels modernes, ordinateurs, scanners etc. Les locaux avec l’aide de la ville ont été entièrement transformés.

Denis Rolland à repris la présidence de la SHS le 15 mars 2021 après à la démission de Philippe Quérel.

Philippe Quérel Président de 2020 à 2021

Il est né le 27 octobre 1962 à Chauny.

Professeur d’histoire, il est devenu président de la Société le 15 février 2020 et a démissionné le 15 mars 2021.